Le 10 octobre, au Palais Miramar de Donostia, a été célébré l'acte de remise du Prix Eusko Ikaskuntza-Caja Laboral d'Humanités, Culture, Arts et Sciences Sociales 2006 à Maïté Lafourcade. Lors de cette cérémonie prirent la parole la Ministre de la Culture du Gouvernement Basque, Miren Azkarate, le président d'Eusko Ikaskuntza, Xabier Retegui, et son homologue de Caja Laboral, Juan Maria Otaegi, ainsi que des représentants de l'Université de Pau et des Pays de l'Adour, Université Publique de Navarre, Université de Navarre, Université de Deusto, Université du Pays Basque et Mondragon Unibertsitatea.
Au nom d'Eusko Ikaskuntza, Javier Retegui fit remarquer l'important apport de Maïté Lafourcade à cette Société, sans lequel "on ne peut pas comprendre Eusko Ikaskuntza d'Ipar Euskal Herria" étant donné que c'est elle qui assura la couverture juridique nécessaire pour sa fondation. "Elle participa depuis le début aux tâches de responsabilité" et, ensuite, "elle a été d'une grande aide pour les présidents d'Eusko Ikaskuntza d'Ipar Euskal Herria, ainsi que pour tous ceux qui -comme moi- ont eu et qui ont des responsabilités dans la Société d'Etudes Basques".
Unis par les racines
Après avoir reçu le Prix et avoir fait les remerciements d'usage, Maïté Lafourcade déclara que ce prix représente pour elle deux choses: "Non seulement il couronne ma carrière, mais encore il est un nouveau lien entre les deux parties du Pays Basque, séparées depuis l'Empire romain, mais toujours unies par leurs racines".
La juriste labourdine expliqua que lorsqu'elle s'est mise à faire des recherche pour sa thèse doctorale sur les contrats de mariage en Labourd sous le règne de Louis XVI, elle découvrit que les Basques possédaient "un système juridique authentique, très ancien, comme la langue, et pas du tout romanisé, très différent de celui qui m' avait été enseigné à l'Université".
Relève de génération
Séduite par cette découverte, elle se rendit compte que personne encore n'avait étudié le sujet. Elle commença à faire des recherche et elle s'y consacra toute sa vie, avec la conviction que, comme dirait Jacques Le Goff se référant à l'Europe, le Pays Basque "ne se réalisera que s'il tient compte de l'histoire, car aujourd'hui vient d'hier et demain sort du passé".
Elle ne manqua pas de sig-naler son inquiétude face au manque de relève de génération pour continuer ce travail de recherche qu'elle commença il y a trois décennies.
